Chroniques Algériennes

d’Albert Camus

Après avoir travaillé en 2011 sur Le poète comme un boxeur, un recueil d’articles de presse écrits par Kateb Yacine (écrivain algérien), adapter au théâtre en ce cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie Chroniques algériennes, le recueil d’articles de presse écrits par Albert Camus entre 1939 et 1958, m’est apparu comme une évidence. Une évidence qui prend toute sa force dans la parole de Camus. À la fin de 1957, Camus écrit à Mouloud Feraoun (écrivain algérien) : « Si par-dessus les injustices et les crimes, une communauté franco-arabe a existé, c’est bien celle que nous avons formée, nous autres écrivains algériens, dans l’égalité la plus parfaite. Pour ma part, je ne me suis pas encore résigné à cette séparation. » La position de Camus sur l’Algérie a été complexe parce que ses liens avec son pays de naissance étaient multiformes. Mais cette position est devenue plus audible aujourd’hui, et on peut en reconnaître la justesse.

Kheireddine Lardjam