Saison 2016-2017

Téléchargement

Dossier de présentation - 6,29 Mo
Revue de presse - 734 Ko
Fiche technique - 228 Ko
Plan de feu - 181 Ko

Les prochaines dates

Toutes les dates

Visuel Page en construction

Page en construction

de Fabrice Melquiot
Mise en scène : Kheireddine Lardjam
Avec Sacha Carmen, Larbi Bestam, Romaric Bourgeois et Kheireddine Lardjam

Création : janvier 2015 à La Filature, Scène Nationale de Mulhouse

Production

Compagnie El Ajouad

Coproduction

La Filature, Scène nationale Mulhouse
L'arc, Scène nationale Le Creusot
DRAC Bourgogne Franche-Comté
Conseil Départemental de Saône et Loire
Avec le soutien de la Comédie De l'Est - Centre dramatique national d'Alsace, Colmar, Les Scènes du Jura, Scène nationale, Institut Français en Algérie, Maison de la Culture d'Oran.
La compagnie El Ajouad est conventionnée par le Conseil Régional de Bourgogne-Franche Comté.

Résumé

Kheireddine Lardjam endosse le costume du super-héros « Algéroman » et nous entraîne sur un chemin fraternel, où s'entrecroisent l'histoire de sa famille et celle de ses deux pays : l'Algérie et la France. « Algéroman », super-héros maghrébin, cape au cou et justaucorps, se retrouve sommé de sauver son pays ! Mais lequel : la France ou l'Algérie ? Page en construction conte l'histoire d'un homme qui, comme tous les exilés, n'est jamais où il est. Une terre à part entière, une île errante. C'est l'histoire de Kheireddine Lardjam, un Algérien vivant en France, à moins qu'il ne soit Français d'origine algérienne... À moins qu'il ne soit ni Français ni Algérien. En passant commande d'un texte à Fabrice Melquiot, Kheireddine Lardjam aspirait à soulever la chape de silence qui recouvre l'histoire commune de la France et de l'Algérie depuis la guerre d'indépendance. Accompagné sur scène par trois acteurs musiciens-chanteurs, il joue ici sa vie, celles des pères, des héros ordinaires et de ceux qui, comme lui, sont des pages en construction...

Kheireddine Lardjam orchestre ses souvenirs parle avec une distance salutaire de sa « gueule d'Arabe »; confie ses doutes d'artiste installé dans le Jura, s'imaginant souvent en superhéros capable de réconcilier sa terre natale et sa terre d'adoption. Un parcours porté par la puissance les deux voix a cappella de la jeune soprano, Sacha Carmen, et de Larbi Bestam, héritier de tradition musicale diwane venue du Sud algérien.
Emmanuelle Bouchez, Télérama (extraits)

Téléchargement (pdf)

Dossier de présentation - 2,21 Mo
Dossier pédagogique - 1,31 Mo
Fiche technique - 21 Ko

Les prochaines dates

Toutes les dates

Visuel O-Dieux

O-Dieux

de Stefano Massini

Mise en scène Kheireddine Lardjam
Avec Marie-Cécile Ouakil

Création mars 2016 au théâtre Jean Vilar à Vitry sur Seine

Production

Compagnie El Ajouad
Avec le soutien de : DRAC Bourgogne Franche-Comté, Institut Français, L'arc, Scène nationale Le Creusot, SPEDIDAM, ville Le Creusot

Traduction de Olivier Favier et Federica Martucci
Avec le soutien de la Maison Antoine Vitez et ayant reçu l'aide à la création du CNT.

Résumé

Sous le titre O-Dieux, le metteur en scène Kheireddine Lardjam porte sur les planches un texte inédit de Stefano Massini sur le conflit israélo-palestinien, vu à travers les yeux de trois femmes : Eden Golan, israélienne, professeure d'histoire juive appartenant à la gauche intellectuelle, Shirin Akhras, jeune étudiante palestinienne de Gaza, prête à tout pour s'enrôler comme kamikaze, et Mina Wilkinson, militaire américaine en mission en Israël. Dans une mise en scène et une scénographie qui font la part belle au jeu, une seule comédienne prête sa voix au théâtre-récit de Stefano Massini, incarnant ces trois destins parallèles qui finiront par se percuter dans une collision tragique. Scènes et situations s'enchaînent de manière fulgurante, faisant surgir un quotidien qui submerge les protagonistes, ballotées entre enthousiasme et désespoir, tolérance et haine. Un spectacle coup de poing qui nous immerge dans le fracas du Proche-Orient, au cœur d'un conflit intime et politique.

 

Kheireddine Lardjam monte un texte sidérant (...). Il dessine la géographie intime et politique d'un conflit épicentrique. Sans dogme, avec cœur et intelligence. Marie-Cécile Ouakil épouse avec sensibilité les méandres de cette triple destinée. Elle passe d'une femme à l'autre par la grâce d'une étole, d'un regard, d'un timbre de voix. Rosa Moussaoui, L'Humanité (extraits)

Téléchargement

Dossier de présentation - 450 Ko

Les prochaines dates

Toutes les dates

Saleté

de Robert Schneider
Mise en scène Kheireddine Lardjam et Cedric Veschembre

interprétation: Kheireddine Lardjam
Création février 2017

Coproduction

Compagnie El Ajouad - La compagnie Le Souffleur de verre - La Comédie de Saint Etienne - Théâtre Jean Vilar à Vitry sur Seine - l'Arc scène nationale Le Creusot
Avec le soutien : du Conseil départemental de Saône et Loire.
La Drac Bourgogne Franche-Comté soutient la Compagnie dans le cadre de l'aide aux projets.

Spectacle hors les murs/dans des lieux non équipés

Résumé

Sad est Irakien. Il a étudié la philosophie et la littérature. Il était si heureux de venir dans ce beau pays aux lacs vert foncés et aux montagnes bleutées... Il s'appelle Sad. Mais il pourrait s'appeler Ahmed, Hassan, Nabil, Ismaïl, Artan, Bahiyyih. Il sait qu'il n'a pas le droit de vivre là et de s'asseoir sur les jolis bancs publics. Il ne l'a pas mérité : il sait qui il est ! Il connaît son odeur, le grain grossier de sa peau, la noirceur de ses yeux... Et plus il regarde les hommes de quarante ans assis sur les bancs publics, plus sa culpabilité augmente. Sad, celui qu'on tutoie. Celui à qui on dit non, sans même le regarder. Celui que l'on prive de tout droit. Celui dont la fierté — cette insolente fierté ! — est continuellement bafouée... Sad, le sans-papier, vit la peur vissée au ventre... Il était si heureux de venir dans ce pays civilisé, cultivé, démocratique. Il l'aimait. Il en rêvait. Aujourd'hui, il ne rêve plus, car il connaît sa fin. Saleté, c'est une nuit avec Sad. Il dit ce qu'il entend, ce qu'il ressent mais qui ne s'exprime pas : le regard de l'autre sur la différence de peau, la différence d'habitudes et de comportement. Peu à peu, au fil de son écrit, il s'enflamme, se révolte et parle par la bouche de ceux qui le jugent et le rejettent.

Téléchargement

Dossier de présentation - 1,05 Mo

Les prochaines dates

Toutes les dates

Mille francs de récompense

de Victor Hugo
Mise en scène : Kheireddine Lardjam

Création 28 janvier 2018 au théâtre Jean Vilar de Vitry sur Seine

Avec Linda Chaïb, Sherazade Mahia, Sid Ahmed Agoumi, Samuel Churin, Lyes Salem, Mounir Margoum, Romaric Bourgeois et Azeddine Benamar.

Production

Compagnie El Ajouad

Coproduction (En cours)

La Comédie de Saint Etienne – La Filature, scène nationale de Mulhouse – Théâtre Jean Vilar à Vitry-sur-Seine, (recherche d'autres partenaires en cours).

Résumé

Un théâtre engagé d'une actualité brûlante
Mille francs de récompense est un manifeste contre l'âpreté des banquiers, l'individualisme grandissant et le capitalisme financier qui commencent à entrer dans les mœurs, à devenir la norme économique dans les années 1820. On aurait tort de s'économiser le lien avec l'époque actuelle, car c'est bien dans cette période postrévolutionnaire que le cynisme contemporain prend sa source. Qui se souvient aujourd'hui que l'auteur du slogan soixante-huitard « Police partout, justice nulle part » est Hugo lui-même ? « Je parlerai des petits aux grands et des faibles aux puissants » a dit Victor Hugo, qui écrivit Mille francs de récompense pendant son exil à Guernesey entre 1855 et 1870. L'écrivain rompt ici avec le Romantisme pour dénoncer les injustices sociales. Il refusa de voir jouer cette pièce de son vivant, au motif suivant : « pas tant que la liberté ne serait pas de retour ». Je souhaite faire résonner son message dans et avec le monde d'aujourd'hui. Saisissant de modernité, ce texte manie avec brio suspense, rebondissements et violente chronique sociale. Hugo dresse le portrait au vitriol d'une société de l'argent à l'époque de la Restauration et fait d'un miséreux un héros magnifique qui sortira une famille ruinée des griffes d'un homme d'affaires véreux. Les scènes se succèdent comme des plans cinématographiques. Mille francs de récompense est une œuvre peu jouée et pourtant son propos s'avère étonnamment contemporain, tout comme la langue hugolienne, admirable. Hugo décrit une société très proche de celle d'aujourd'hui, une société à deux vitesses en panne d'ascenseur social. Les rocambolesques aventures de Glapieu sont déroulées avec une jubilation dont l'évidence nimbe tout le spectacle. Cette pièce est d'une actualité brûlante. Elle dénonce une société fondée sur les malversations de la finance. Théâtre engagé, la pièce est une sorte de manifeste tour à tour drôle et glaçant.

Téléchargement

Dossier de présentation - 638 Ko

Un projet sur deux saisons
2017-2018/2018-2019
« AVOIR 20 ANS Aujourd'hui, ICI ET LA-BAS » (Titre provisoire)

Auteur Marion Aubert
Mise en scène Kheireddine Lardjam

 

Partenaires (en cours)

La Comédie de Saint-Etienne / Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine / Compagnie El Ajouad.
La Drac Bourgogne Franche-Comté soutient la Compagnie dans le cadre de l'aide aux projets.

Note de l'Auteur
Marion Aubert, janvier 2016.

J'ai rencontré Kheireddine Lardjam à la Comédie de Saint-Etienne, à l'occasion de la création de mon dernier texte, Tumultes, (une pièce française 1). La pièce parle, entre autres sujets, de la prise de conscience politique de jeunes gens face à la montée du fascisme dans leur pays. Kheireddine, à l'issue d'une représentation m'a dit : « J'aimerais que tu continues à travailler cette question de la jeunesse et de l'actualité. » C'était en juin 2015. Aujourd'hui, la jeunesse est devenue, de façon tragique, l'Actualité. Mais c'est qui, la jeunesse ? ça veut dire quoi avoir 20 ans aujourd'hui en France ? Et en Algérie ? Et en Bourgogne ? Et à Vitry-sur-Seine ? Et lorsqu'on ne partage pas les mêmes convictions ? Et lorsqu'on ne vit pas dans les mêmes conditions ? Et c'est quoi l'espoir ? Y a-t-il un espoir ? Que pouvons-nous construire ensemble aujourd'hui ? Et nous, qui avons deux fois vingt ans aujourd'hui, que lègue-t-on ? Autant de questions brûlantes, sensibles, auxquelles nous tenterons d'apporter d'autres questions, et, peut-être, des bribes de réponses, partielles, tronquées, à côté de la plaque, des réponses venues du réel et trempées dans la fiction, mais destinées à être des pistes pour nos vies actuelles (le terme viendrait d'une expression latine de la seconde moitié du XIVe siècle, cauteres auctuaus ce qui littéralement signifie: « cautère qui agit immédiatement »). Aussi, la perspective de rencontrer des jeunes gens de part et d'autres de frontières, de rencontrer Kheireddine, d'aller, physiquement, aux côtés de ceux-là qui me sont aujourd'hui encore étrangers me semble être un enjeu d'intérêt collectif.