Saison 2011-2012
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LES BORGNES
ou le colonialisme intérieur brut
De Mustapha Benfodil
Mise en scène Kheireddine Lardjam
Scénographie Camille Duchemin
Chorégraphe Rachid Ouramdane
Avec : Linda Chaïb, Sid Ahmed Agoumi, Azeddine Benamara, Marie Louët, Tarik Bouarrara
Création 12 janvier 2012 | L'arc, Scène Nationale Le Creusot
Résumé
Parti à la quête de son père, Samir rencontre une multitude de personnages qui racontent à leur manière les différentes facettes de son propre héritage, celui de la guerre d’Algérie. Mais c’est sans compter sur son problème héréditaire : la double vision des choses.
Selon qu’il regarde avec l’oeil droit ou avec l’oeil gauche, Samir comprend le tout et son contraire. Rapport au père, au pouvoir, hérédité, transmission, identité, liens à l’Algérie, relations entre l’Algérie et la France : Samir regarde son histoire, un coup de l’oeil droit, un coup de l’oeil gauche, perturbant son champ de vision jusqu’à scruter notre mémoire commune.
« À l’heure où les problématiques de l’intégration, du partage, du respect réciproque des cultures et de l’histoire demeurent des questions aux réponses inachevées ou éludées, il me semble qu’une fois encore, le théâtre peut remplir un rôle. »
Par la rencontre d’auteurs, d’artistes et d’intellectuels algériens et français, Kheireddine Lardjam ambitionne « de soulever la chape de silence qui recouvre notre histoire commune depuis la fin de la guerre d’Algérie. » Les borgnes ou le colonialisme intérieur brut est le premier volet d’un triptyque théâtral qu’il mettra en scène jusqu’en 2014.
Coproduction
Comédie de l’Est, centre dramatique régional d’Alsace, Le Fanal - scène nationale de Saint-Nazaire, Compagnie El Ajouad, Maison de la culture d’Oran, L’arc - scène nationale Le Creusot, Culture commune - scène nationale du Bassin Minier du Pas-de-Calais, Théâtre national d’Oran. Avec le soutien de l’Institut Français, Ambassade de France en Algérie (SCAC), du Collectif 12 et de Marseille Provence 2013, dans le cadre des Ateliers de L’EuroMéditerranée, du Nouveau théâtre de Montreuil, centre dramatique national et du Forum, scène conventionnée de Blanc-Mesnil.


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Le poète comme boxeur
de Kateb Yacine
Mise en scène Kheireddine Lardjam
Avec : Amazigh Kateb, Samir El Hakim
Création le 17 novembre 2011 | CCF d’Alger (Algérie)
Résumé
Kateb le poète, Kateb l’homme de lettres, Kateb le communiste révolutionnaire, l’internationaliste sans parti fixe, le militant, le sans étiquette. Kateb Yacine est un écrivain qui a les mots qui cognent. Exilé d’Algérie en 1952, il revient après la guerre d’indépendance pour y reprendre son métier de journaliste et continuer son travail littéraire, à la fois poétique et théâtral. Disparu en 1989, l’écrivain laisse une oeuvre puissante qui traduit la quête d’identité d’un pays aux multiples cultures et reflète son engagement absolu et sa colère face au monde.
Avec Le poète comme boxeur, Kheireddine Lardjam nous offre la parole intense de Kateb Yacine. Poésie, théâtre, interviews : le récit recomposé nous interroge sur les conditions d’une prise de parole mobilisatrice et les relations que l’artiste peut entretenir avec le pouvoir et le peuple.
Kheireddine Lardjam nous convie également à un concert. Amazigh Kateb, fils de Kateb Yacine et ex-leader du groupe Gnawa Diffusion, est sur scène aux côtés du comédien Samir Lel Hakim pour interpréter l’âme révoltée de son père. À la manière des chanteurs traditionnels de l’Atlas, il évoque à la fois l’humour et le désespoir de l’écrivain et réinterprète les chants de résistance scandés jusque dans le désert.


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HORS CHAMP
« Trois textes, trois auteurs, trois violences…un parcours »
Mise en scène Kheireddine Lardjam
Création le 2 juin 2012 | l’ARC scène nationale Le Creusot
Un Voyage à travers 3 écritures contemporaines, une déambulation dans une ville, à la rencontre de 3 personnages, 3 voix – où l’on voit une jeunesse basculer dans la violence.
« Réanimation », de Samuel Gallet
Louise, 32 ans, part en catastrophe à Athènes pour tenter de retrouver sa jeune soeur Rosa qui a disparue il y a cinq jours après avoir été blessée dans une manifestation contre le plan d'austérité budgétaire mis en place par le gouvernement grec sous la pression de l'Union Européenne. Parcourant la ville, les rues, les places en vain, elle se retrouve à l'hôtel où vivait Rosa et lui parle comme pour la faire ré-apparaître.
« Syndromes aériens », de Christophe Martin
Dans une ville, dans une cité, il reste appuyé longtemps contre un mur, sans parler. Il ne parle plus, il ne parle plus qu’à lui-même. Il regarde la vie s’agiter autour de lui, sans lui. Avec des « si », des « avant », des « mais », il laisse passer le temps. Silhouette muette dont personne n’entend jamais le murmure, il est là, il attend, les yeux ouverts.
« Il aurait suffi que tu sois mon frère », de Pauline Sales
Dans un parloir, la victime d’un viol collectif, est venu interroger l’un des coupables, celui dont elle était amoureuse, pour poser la question légitime et qui restera sans réponse, « pourquoi ? »
